SEO local après une blacklist : Maps n'est pas Search
La fiche Google peut rester visible pendant que le site est interdit. Maps n’est pas Search. On traite Safe Browsing, puis les citations NAP. Un pic d’appels « votre site est un virus » est normal : une phrase unique suffit ; le reste du local attend le vert.
La fiche peut rester visible, le site non. Traitez Safe Browsing, puis les citations NAP. Un pic d'appels « votre site est virus » est normal : préparez une phrase unique.
Deux Google, deux horloges
Search (résultats bleus, extraits) et Safe Browsing regardent le site. Maps / fiche regardent l’établissement. Un client peut voir votre fiche, l’itinéraire, le téléphone, et se prendre l’écran rouge en cliquant « Site ». Ce n’est pas une incohérence : ce sont deux produits. D’où des propriétaires qui disent « on est encore sur Maps, donc c’est débloqué ». Non.
L’organique « plombier Lyon » peut chuter parce que le site est peu crawlable ou signalé. Le pack Maps peut tenir sur les avis et la proximité. Inversement, une pluie d’avis 1 étoile (avis et site dangereux) casse le pack alors que Search, lui, reviendra plus tard.
On ne « optimise pas le local » le week-end du kit. On lève l’alerte (retrait blacklist), on tient le téléphone, on remet l’URL de fiche au bon moment (URL GBP). Un consultant qui propose « 50 citations + refonte de catégories » le samedi de l’écran rouge vend de l’agitation. Gardez le créneau pour le standard et le 410.
Ce que Maps continue de faire
Itinéraire, appel, horaires, photos, questions. C’est votre vitrine de crise. Tenez-les justes. Un horaire faux + un site rouge = « ils sont fermés / c’est une arnaque ».
Les posts Google : un message d’incident, puis un message de reprise. Pas cinq posts SEO « meilleur artisan 2026 » pendant l’écran rouge.
Les messages de la fiche (chat) : même phrase que le standard. Pas de lien vers le checkout tant que le site n’est pas vert.
Safe Browsing d’abord, pas les citations
PagesJaunes, Horaires, Apple Maps, Bing Places : les aligner est un travail de fond. Le faire le jour où un générateur tourne encore, c’est de l’agitation. Coupez le site sale, 410 sur les kits, réexamen. Puis un passage NAP dans les deux semaines, pas un sprint de 80 annuaires le dimanche.
Un annuaire qui pointe vers une URL de phishing indexée : demandez la màj ou le retrait du lien. Ce n’est pas du « netlinking », c’est du ménage.
Coming soon oublié après : Search meurt, Maps vit. Vous croyez à une pénalité locale. C’est un noindex.
NAP : corriger sans tout secouer
Nom, adresse, téléphone : une version. Les écarts (SARL vs marque, ancien 04) se corrigent à froid. Pendant l’incident, seulement si le téléphone affiché est mort ou si l’adresse envoie chez l’ancien local.
Un changement d’adresse GBP en pleine crise déclenche parfois une revue. Évitez. L’URL, elle, peut bouger.
Les citations créées par l’attaquant (faux NAP, spam directories) : plus rares. `site:votre-telephone` si besoin, plus tard.
La phrase unique au téléphone
« Notre site affiche une alerte le temps d’un incident technique. Vous pouvez venir / on vous rappelle. Nous ne demandons jamais de carte par SMS. » Tout le monde la dit. C’est le SEO local humain. Détail dans l’article avis. Collez-la près du téléphone, pas seulement dans un Drive que personne n’ouvre le samedi.
Notez le volume d’appels. C’est votre KPI de crise, plus honnête que la position « serrurier + ville » le mardi.
Si le domaine mail est filtré (Orange, SFR, Free), dites-le : « si vous avez écrit, rappelez ».
Pack local, avis, photos
N’achetez pas des avis. N’uploadez pas 40 photos le jour J (revue). Répondez aux avis virus comme prévu. Les photos de vitrine / équipe déjà là rassurent plus qu’un shooting improvisé. Une photo de « certificate SSL » ou un tampon « site sécurisé » ajoutée en urgence se voit et n’enlève pas l’écran Chrome.
Les questions-réponses de la fiche : une Q « le site est-il pirate ? » — répondez vous-même factuellement, ou le premier client le fera plus mal.
Produits / menus GBP : si le lien produit va au site rouge, masquez ou retarget le temps du rouge.
Ads locales et LSA à part
Local Services Ads, Performance Max local, Ads Search : crawlers de destination, comptes qui brûlent. Pause ou URL propre. Article dédié Ads / Meta / LSA. Ce n’est pas du NAP.
Un budget qui continue de cliquer vers l’écran rouge : vous payez des avis négatifs. Arrêtez.
La fiche LSA a son propre statut (Google garantie). Lisez les emails LSA ; ce n’est pas Search Console.
Reprise organique locale : délais
Maps : souvent plus tôt que les bleus nationaux, si les avis n’ont pas explosé. Search local : semaines, le temps du recrawl et de l’oubli des URL spam (dilution).
Mesurez 5 requêtes « métier + ville » et les appels, pas le trafic brand encore gonflé par la curiosité « nom + virus ».
Créer un espace pour le site. Le local, vous le tenez. Guide premiers gestes si vous rouvrez le FTP le lundi.