Orange, SFR ou Free filtrent votre domaine après un spam
Orange, SFR et Free ont leurs propres listes. Après Spamhaus, déposez aussi leurs recours si vos clients sont en France. Un Gmail « OK » ne dit rien pour une boîte @orange.fr. C’est le piège le plus banal des devis qui « n’arrivent plus ».
Les FAI français ont leurs listes. Après Spamhaus, déposez aussi leurs recours si vos clients sont en France. Un Gmail « OK » ne dit rien pour une boîte Orange.
Gmail vert, Orange sourd
Vous vous envoyez un test sur Gmail : boîte de réception. Le client artisan, lui, est en @orange.fr ou @wanadoo.fr (encore des millions). Silence. Vous concluez « ça marche ». Vous relancez une newsletter pour « vérifier ». Orange vous enfonce.
En France, le B2C et beaucoup de TPE sont encore chez les FAI. Un diagnostic délivrabilité sans Orange n’est pas un diagnostic. Ajoutez Free, SFR, parfois La Poste (laposte.net). Demandez à trois clients réels, pas à votre Gmail de prestataire : le fichier « qui n’a pas répondu aux devis » est souvent un fichier Orange.
Le guide domaine blacklisté liste les files. Ici : le réflexe hexagonal que les tutos US oublient.
- Tester vers orange.fr, free.fr, sfr.fr, pas seulement Gmail.
- Demander un original (en-têtes) au client qui ne reçoit rien.
- Ne pas multiplier les envois de test le même jour.
Ce que font vraiment les FAI français
Filtrage à l’entrée (connexion SMTP rejetée, ou acceptée puis quarantaine / destruction). Listes internes alimentées par les plaintes, les traps, les feeds (Spamhaus et d’autres), le comportement de votre IP et de votre domaine. Un pic d’envoi depuis le mutualisé (site pirate) suffit.
Parfois c’est l’IP de l’hébergeur qui est chaude (réputation IP) : tous les voisins trinquent, Orange bloque le range. Parfois c’est votre From: / votre domaine (après un script contact@). Les deux se testent (autre domaine propre sur la même IP, même domaine via un ESP propre).
Les pages de recours existent, plus ou moins à jour. Un ticket hébergeur « dites à Orange » ne suffit pas : vous ou l’hébergeur devez passer par le canal FAI, avec des preuves.
Spamhaus n’est pas Orange
Spamhaus (ZEN, DBL, etc.) est une file. Beaucoup de serveurs la consultent. Orange a la sienne en plus. Un delist Spamhaus ne vide pas la liste interne Orange. Un Orange OK + Spamhaus encore listé : Gmail / entreprises peuvent encore jeter.
URIBL et listes d’URL : autre tiroir (URIBL) si le message cite votre site. Le FAI peut filtrer sur le lien autant que sur l’IP.
Traitez : source coupée, listes internationales, recours FAI, puis volume progressif. Pas une seule case.
Où déposer un recours (sans roman)
Formulaire officiel du FAI ou de l’opérateur mail, une fois la source coupée. Horodate, IP d’envoi, exemple d’en-têtes, ce qui a été fait (script retiré, mot de passe, SPF). Pas « on est une PME honnête ». Ils le lisent cent fois par jour.
Si vous passez par Brevo / Mailjet / Ovh Exchange : leur support a souvent le canal. Un mail() depuis le mutualisé : vous + l’hébergeur (l’IP est à eux).
Un recours par vague, après cut-off. Relancer toutes les heures : non. Un second envoi massif « pour voir » : non.
Couper la source avant le formulaire
Journal d’envoi : quel script, quel volume, quelles heures. Formulaire, PHP à la racine, compte SMTP CMS. Sans ça, le recours Orange est un mensonge temporaire : ça reprend mercredi.
Mots de passe panel et boîtes. Règles de transfert. SPF serré ensuite, pas un +all de plus.
Premiers gestes sur le site si le script est web. Le FAI n’attend pas que Chrome soit vert, mais un site encore ouvert qui mail() en boucle, si.
Preuves : journal, en-têtes, dates
Demandez le journal d’envoi avant qu’il tourne (rétention courte chez l’hébergeur). Joignez un extrait au recours et au constat.
En-têtes d’un message légitime rejeté + d’un spam si vous en avez. Dates de début / fin d’abus.
Les RUA DMARC : IP vues. Utile si une partie est du spoof (alors Orange filtre parfois quand même le nom : comm + DMARC, pas seulement l’IP).
SFR, Free, La Poste, Bouygues
Même principe, formulaires différents, délais différents. Free est souvent cité comme brutal. SFR / Red. Bouygues. laposte.net. Ne faites pas que Orange « parce que c’est le plus gros » si votre fichier client est à 40 % Free.
Microsoft 365 / Outlook.com : autre file encore (SNDS, listes). Article voisin si vos clients sont en entreprise. Ne fusionnez pas avec Orange.
Un client « je n’ai rien » peut aussi être une règle personnelle, un dossier courrier indésirable jamais ouvert. Demandez-lui de chercher l’expéditeur avant de tout delister. Les deux existent.
Après : réchauffer, ne pas spammer plus fort
Volume progressif, transactionnel d’abord, newsletter plus tard, idéalement séparés (séparer). Pas de « rattrapage » 15 000 emails le lundi.
Quota SMTP raisonnable après (rate limit). mail() ouvert = récidive.
Page domaine blacklisté pour le protocole. Créer un espace si le script et le DNS s’entremêlent.