Séparer transactionnel et newsletter après un brûlage de domaine
Après un brûlage de domaine, séparez devis et reset de mot de passe d’un côté, promo de l’autre — si possible via des sous-domaines. Le transactionnel reprend plus vite s’il n’est pas mélangé à la newsletter qui a tout enflammé.
Devis et reset de mot de passe d'un côté, promo de l'autre, si possible sous-domaines. Après un spam massif, le transactionnel reprend plus vite s'il n'est pas mélangé.
Deux métiers, une seule réputation aujourd’hui
Le reset de mot de passe et le devis doivent arriver. La promo du vendredi, non, pas cette semaine. Pourtant les deux partent souvent du même From:, du même mail(), de la même IP o2switch. Un script spam a brûlé le tout. Vous relancez la newsletter « pour voir si c’est débloqué » : vous recuisez les devis.
Séparer n’est pas du luxe d’entreprise du CAC 40. C’est un From: et un SMTP différents, idéalement un sous-domaine d’enveloppe. Même une TPE peut coller les devis sur Brevo transactionnel et taire Mailchimp quinze jours. Le coût, c’est une heure de config et deux tests Orange/Gmail — pas un projet « data ».
Guide emails : source coupée, listes, puis volume. La séparation est le levier de volume.
Ce que « séparer » veut dire (DNS et SMTP)
Pas seulement un objet de mail différent. Un canal : identifiants SMTP, IP ou pool ESP, envelope domain (Return-Path), idéalement From: visible aligné. Deux fichiers de config (Woo / WP Mail vs l’outil newsletter).
Un même ESP peut séparer (sous-comptes, IP dédiée plus tard). Le jour J, le minimum est : plus aucun envoi promo, transactionnel seul, sur un SMTP qui n’est pas le mail() du site pirate.
Le site encore capable d’envoyer en masse : rate limit + mot de passe + journal. La séparation ne remplace pas la coupure.
Le transactionnel d’abord
Listez : devis, factures, reset MDP, confirmations de commande, notifications de form RDV. Faites passer ceux-là, test Orange/Gmail/Apple. Un volume bas, régulier, contenu attendu : c’est ce que les filtres aiment après un incendie.
Si même ça ne passe pas : listes IP/domaine/URL, pas « on change l’objet ». Orange, URIBL.
Ne mettez pas un bandeau promo dans le devis « puisque ça part ». Vous reclassez le message.
Sous-domaines : mail. vs news. vs le site
Exemples : `devis.vous.fr` ou `bounce` chez l’ESP pour l’enveloppe, `news.vous.fr` pour la promo. Le site reste vous.fr. Les MX du apex restent la messagerie humaine. Ne déplacez pas les MX pour « tester ». Un CNAME news vers l’ESP n’est pas un site web : ne posez pas de vhost WordPress dessus « pour voir ».
Chaque envelope domain : son SPF, son DKIM, son DMARC. C’est plus de DNS, moins de destin commun. Après un brûlage apex, news. part plus tard, devis. plus tôt.
Un sous-domaine oublié ouvert au web : ne le créez pas sans vhost / sans usage. On a assez parlé des old..
SPF/DKIM par envelope
Alignez. Un devis qui part de Brevo avec un From: vous.fr exige l’include / le DKIM Brevo sur vous.fr — ou un From: @mail.vous.fr aligné. Les bricolages « From: vous, envelope news » cassent DMARC.
Inventaire SPF après la séparation : retirez les includes devenus inutiles.
Testez chaque canal, pas un seul « test Gmail ».
Les erreurs de rattrapage
Changer de From: toutes les heures. Acheter une IP « neuve » et tout envoyer le jour même. Renvoyer la même campagne qui a été classée spam. Utiliser les BCC de la boîte contact@ comme newsletter.
Mélanger à nouveau dans trois semaines « pour simplifier ». La séparation est une hygiène, pas un rustine d’une nuit.
Expéditeur pirate : ne reprenez pas contact@ comme From promo s’il a servi au spam. Un From: dédié.
Quand la séparation dépasse la PME
IP dédiée, sous-domaines multiples, BIMI : un infogérant mail. Vous, vous pouvez déjà : pause promo, SMTP site authentifié, deux From. Ça règle 80 % des dossiers artisan.
Créer un espace si le site envoie encore tout seul. L’ESP, votre compte. Page domaine blacklisté.
Trente jours : deux courbes de volume, pas une. Si elles se recollent, quelqu’un a rebranché mail() sur la promo.