Emails et réputation · 10 min · publié le 20 juin 2025

Domaine listé chez Spamhaus : le retrait après un site pirate

Chaque liste Spamhaus a son formulaire. Joignez le constat : cause traitée, plus d'envoi frauduleux, dates. Sans ça, le retrait est refusé. La délivrabilité met ensuite plusieurs jours — un « delist » n'est pas un feu vert Gmail immédiat.

Réponse directe

Chaque liste a son formulaire. Joignez le constat : cause traitée, plus d'envoi. Sans ça, le retrait est refusé. La délivrabilité met ensuite plusieurs jours.

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DBL, SBL, CSS : ne pas demander la mauvaise liste

Spamhaus DBL (Domain Block List) : le nom de domaine (souvent phishing / spam URLs / envoi). SBL : plutôt des IP. CSS / d'autres produits : contextes différents. Le lookup officiel Spamhaus dit ce qui est listé. Demander un retrait SBL pour un domaine DBL, c'est un aller-retour perdu. L'IP du mutualisé listée SBL n'est pas « votre » delist domaine — IP serveur.

Un outil tiers « you are listed » se trompe parfois (cache, autre liste). Vérifiez sur le lookup Spamhaus, pas seulement sur mxtoolbox recopié dans un Slack.

Être listé n'est pas une accusation morale. C'est une conséquence d'un usage — souvent un site pirate. Le formulaire sert à montrer que l'usage a cessé.

Vérifier avant de remplir le formulaire

Plus d'envoi depuis le site (journaux plats 24–48 h). Phishing / kit retiré (URL en 410, pas 200). SMTP révoqué. Pas de formulaire ouvert qui relance. Copie et constat prêts. Demander le delist le matin du nettoyage, HTML sale encore en 200, c'est un refus et un délai plus long. Même logique que Safe Browsing. Emails après piratage.

Le constat que Spamhaus attend

Qui vous êtes (domaine, contact joignable hors du domaine si la messagerie est morte), ce qui s'est passé (site compromis, script `mail()`, SMTP volé), ce qui a été retiré, date de fin d'envoi, que ça ne se reproduira pas (entrée fermée, pas seulement « on a mis Wordfence »). Court, factuel, en anglais souvent plus lu. Joindre un ticket hébergeur aide. Ne joignez pas un dump SQL.

Si vous n'êtes pas sûr de la cause, dites l'incertitude et ce qui est déjà coupé. Un roman inventé se voit.

  • Cause (ou incertitude honnête) + date d'arrêt.
  • Preuve que les URL / l'envoi ont cessé.
  • Contact qui répond (pas une boîte déjà noyée).

Ce qui fait refuser un retrait

Envoi encore visible, kit encore en 200, formulaire « on a tout nettoyé » sans détail, récidive trop proche, domaine dont le modèle est le spam. Relancer le formulaire toutes les heures empire. Attendez, corrigez, renvoyez une fois.

Après le delist : les autres listes et les FAI

Spamhaus n'est pas Orange. Ni Gmail. Le delist enlève UN signal. Recollez SPF/DKIM, surveillez Postmaster, attendez. Guide, SPF DKIM, Orange SFR.

Le domaine vs l'URL vs l'IP

Parfois c'est une URL (phishing hébergé) qui a fait lister le domaine. Retirer le fichier sans delist laisse le nom marqué. Parfois l'inverse : delist demandé, fichier encore là, relist. Traitez les deux. L'IP du web et l'IP du MX peuvent différer : le lookup le montre. Ne delistez pas « l'IP » si c'est le domaine, et inversement.

Récidive à J+4 : la source n'était pas morte

Un cron, un voisin, un SMTP oublié, un staging. Relistez les journaux. Un second delist sans nouvelle cause est vain. Voisin, php mail.

Sous-domaines et « on change de nom »

Un sous-domaine `mail.` / `news.` peut être listé à part. Changer de domaine racine pour « fuir Spamhaus » perd le SEO et n'empêche pas un attaquant de recommencer — et les clients ne trouvent plus vos devis. Nouveau domaine. Pour rédiger le constat, créez un espace.

  • Bonne liste identifiée au lookup.
  • Source morte 24–48 h, URLs propres.
  • Formulaire une fois, constat factuel.
  • Patience opérateurs après delist.

DBL pour URL de phishing vs envoi de spam

Deux motifs fréquents, deux preuves. Un kit d'hameçonnage sur `votre-domaine.fr/wp-content/...` fait lister le domaine même si vous n'avez rien envoyé : Spamhaus a vu l'URL. Le constat insiste sur le retrait (410, plus de 200) et l'entrée fermée. Un envoi massif depuis le SMTP / `mail()` : le constat insiste sur les journaux, la révocation, le volume arrêté. Mélanger les deux dans un formulaire vague (« on a été piratés ») ralentit.

Si les deux sont vrais (classique), dites les deux, avec deux dates d'arrêt. Une URL encore en 200 et un SMTP déjà tourné : ils refuseront pour l'URL. Inversement. Testez `curl -I` sur les chemins cités dans les reports d'abus avant d'envoyer le formulaire.

Les listes d'URI (URIBL, SURBL) sont un autre tiroir : votre domaine apparaît dans le corps d'emails tiers. Ce n'est pas toujours VOUS qui avez envoyé. Voir site cité dans des spam tiers : le delist Spamhaus DBL et une URI list sont deux démarches.

Questions fréquentes

Spamhaus est payant pour delister ?

+
Le retrait légitime d'un incident traité passe par leur processus public. Méfiez-vous des intermédiaires qui vendent un « delist express ». Remplissez le bon formulaire.

On est listés alors que nos journaux sont vides. Possible ?

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Oui : envoi depuis ailleurs (SMTP volé hors serveur), URL de phishing déjà retirée mais encore dans leur base, ou IP voisine mal attribuée. Le lookup + les headers d'un bounce aident. Dites l'absence de logs dans le formulaire, ne les inventez pas.

Un sous-domaine staging a fait lister le domaine racine ?

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Ça arrive (phishing sur staging.marque.fr). Traitez l'hôte ET le delist du nom concerné (parfois le parent). Fermez le staging.

Combien de temps après le formulaire ?

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Souvent heures à quelques jours si le dossier est propre. Plus si récidive ou formulaire creux. La délivrabilité réelle : encore au-delà.

On doit prévenir la CNIL parce qu'on est chez Spamhaus ?

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Non, la liste n'est pas une violation de données. Si le spam emportait des données clients ou du phishing à votre nom, le constat est un autre sujet.
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