Emails et réputation · 10 min · publié le 26 juin 2025 · mis à jour le 9 janvier 2026

SPF, DKIM, DMARC cassés ou réécrits après un piratage

Un pirate ignore souvent SPF, DKIM et DMARC — ou les casse en réécrivant la zone. Recollez-les selon l'hébergeur mail. Un DMARC `p=reject` trop tôt jette aussi vos vrais messages. On durcit une fois la source morte et le légitime authentifié.

Réponse directe

Un pirate ignore ces enregistrements, ou les casse. Recollez-les selon l'hébergeur mail. Un DMARC trop strict juste après l'incident jette aussi vos vrais messages.

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Ce que ces trois enregistrements ne font pas

Ils authentifient (plus ou moins) QUI a le droit d'envoyer au nom du domaine, et comment le destinataire doit traiter les échecs. Ils n'empêchent pas un SMTP volé chez VOUS (le pirate s'authentifie « pour de vrai »). Ils n'enlèvent pas une DBL Spamhaus. Ils ne remplacent pas un journal d'envoi. Les traiter comme un antivirus est le malentendu n°1. Emails après piratage, guide.

Inversement, une zone cassée (SPF syntax error, DKIM qui ne matche plus) fait tomber le légitime EN PLUS du spam déjà parti. Recoller est utile ; ce n'est pas le premier geste si `mail()` tourne encore.

Un outil « 10/10 mail-tester » après un message que VOUS envoyez ne dit pas que la zone n'a pas été retouchée la semaine du hack. Relisez les records.

Lire la zone telle qu'elle est, pas telle qu'on s'en souvient

Export TXT actuel (SPF, DKIM `selector._domainkey`, DMARC `_dmarc`). Comparez à la doc de l'hébergeur mail et à un export d'avant (s'il existe, registrar). Un `include` ajouté, un sélecteur nouveau, un `p=none` devenu rien (record supprimé) : notez. Copiez avant de modifier : une zone DNS mal éditée coupe la boutique (MX, A) en plus du mail.

SPF : trop large, trop long, ou réécrit

`+all` ou un `ip4` d'un VPS inconnu : quelqu'un s'autorise. Un SPF à 12 includes dépasse les 10 lookups : échec permerror, le légitime tombe. Un pirate peut aussi simplifier à `+all` pour que SON envoi passe. Serrez vers les includes de VOTRE mail (OVH, Google, Brevo), retirez les IP mortes. SPF include trop large.

N'ajoutez pas l'IP web « au cas où » si vous n'envoyez plus en `mail()`. Vous authentifiez le prochain shell.

DKIM : sélecteur mort ou clé pirate

Le sélecteur configuré dans le CMS / le relais doit matcher le DNS. Un sélecteur réécrit, une clé publique remplacée, et vos messages (ou les siens) signent autrement. Relisez le sélecteur chez Brevo / Google / cPanel, recollez le TXT. Un second sélecteur que vous ne connaissez pas : retirez-le après avoir vérifié qu'aucun flux légitime ne l'utilise. DKIM sélecteur.

DMARC : rua, forensic, et la prudence du reject

`p=none` + rua vous montre les usurpations (et vos propres échecs). Pendant l'incident, `p=reject` trop tôt jette le transactionnel si DKIM n'est pas recollé. Remettez un DMARC valide (même `none`), surveillez rua quelques jours, puis `quarantine` / `reject` quand les sources légitimes passent. Les rapports forensic (ruf) sont rares et sensibles : ne les activez pas « pour voir » sans savoir qui reçoit. DMARC forensic.

  • SPF syntax + ≤10 lookups.
  • DKIM : sélecteur CMS = DNS.
  • DMARC présent, p=reject seulement à froid.

Sous-domaines oubliés et includes

`news.`, `mail.`, un SPF sur la racine qui n'hérite pas comme vous croyez (`aspf`). Un staging qui envoie encore. Chaque From utilisé doit être couvert. Listez les From des journaux (boutique, devis, facture, RH). Staging.

Recoller sans casser Brevo / Google / OVH

Un seul wizard à la fois. La doc Brevo dit quels includes / DKIM coller ; Google Workspace aussi ; l'hébergeur mail aussi. Les empiler sans compter les lookups casse SPF. Si vous avez trois outils, un sous-domaine newsletter (DKIM/SPF dédiés) allège la racine — à froid, pas le soir du hack.

Après 7 jours : durcir, pas avant

Source morte, listes demandées, transactionnel qui passe, rua lisible : alors `quarantine` puis `reject`, SPF sans `~all` trop gentil si vous êtes prêts. Créer un compte si la zone a été touchée et que le MX a bougé avec — ne « corrigez » pas le MX au feeling.

  • Zone exportée avant édition.
  • Includes légitimes seulement.
  • DKIM aligné.
  • DMARC progressif.

Registrar, DNSSEC, et qui a pu réécrire la zone

Si SPF/DKIM ont été réécrits, quelqu'un avait le DNS : panel registrar, compte Cloudflare, token API DNS dans un script de deploy. Tournez ces mots de passe / tokens comme le SMTP. Un 2FA registrar après coup. DNSSEC : ne le « cassez » pas en éditant à la main sans comprendre ; une zone mal signée coupe plus que le mail.

Un historique de zone (Cloudflare audit, registrar) date la modification. Gardez-le. C'est plus parlant qu'un « on croit que le pirate a touché le SPF ». Si l'historique est vide, dites-le : l'enregistrement n'était peut-être que mal configuré depuis 2019, pas « cassé par le hack ». Les deux se recollent ; le discours au client change.

Les CNAMEs `em.` / `s1._domainkey` des relais : un delete « pour faire propre » casse DKIM. Recollez depuis la doc actuelle du relais (Brevo, Google), pas depuis un screenshot de 2022. Brevo.

Questions fréquentes

SPF en ~all ou -all juste après l'incident ?

+
`~all` le temps de recoller toutes les sources. `-all` quand la liste des includes est complète et testée. Un `-all` avec un include oublié (factures) casse la compta.

On n'avait jamais de DMARC. Il faut en créer un tout de suite ?

+
Un `p=none` + rua est utile et peu risqué. Ce n'est pas urgent à minuit. La source d'envoi l'est.

Le pirate a envoyé avec un From @gmail. SPF nous concerne ?

+
Moins (ce n'est pas votre domaine). Votre dossier est plutôt phishing de marque / comptes. Si le From était @vous, oui.

BIMI / logo dans Gmail, on s'en occupe ?

+
Plus tard. BIMI exige un DMARC strict et une marque propre. Pas un chantier J+0.

Un prestataire « refait nos DNS » en 24 h. On signe ?

+
Seulement s'il liste les records avant/après et ne touche pas aux A/MX sans vous. Beaucoup cassent le site en « réparant le mail ».
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