Spam SEO japonais : ce que c'est, pourquoi ça vise la France
Les attaquants monétisent l'autorité de domaines européens sur des requêtes asiatiques (pharma, casino, crédits). Votre site n'est pas la cible « métier » : c'est un véhicule d'indexation. Comprendre ça évite de chercher un concurrent local et d'acheter un « SEO japonais » pour se défendre.
Les attaquants monétisent l'autorité de domaines européens sur des requêtes asiatiques. Votre site n'est pas la cible « métier » : c'est un véhicule d'indexation.
Un véhicule, pas une vengeance
Un cabinet d'architecte à Lyon n'a rien à vendre à Osaka. L'attaquant s'en moque. Il veut un nom de domaine ancien, quelques backlinks, un HTTPS vert, pour pousser des pages yen / casino dans Google.co.jp (et parfois Google.fr). Vous êtes une IP et un historique, pas une cible sectorielle.
Chercher « qui nous en veut » retarde le nettoyage. Les kits sont industrialisés, vendus, copiés. Voir guide et la page spam-seo-japonais.
Un défacement avec un message, lui, est personnel. Ici, souvent aucun message : seulement des titles que vous découvrez en tapant `site:`. D'où le retard : le site « marchait », personne n'ouvre cette requête. Ajoutez `site:` à la maintenance mensuelle ; c'est le détecteur le moins cher de cette attaque, plus parlant qu'un score de plugin de sécurité.
Pourquoi la France et l'Europe
Des millions de WordPress PME, des mises à jour en retard, des thèmes nulled, des FTP faibles. Un domaine `.fr` de 12 ans a une confiance que n'a pas un `.xyz` du jour. Le coût d'entrée (un plugin 2018) est bas ; le rendement SEO asiatique, élevé.
Les hébergeurs mutualisés FR sont bien connus des kits (chemins cPanel, users). Ce n'est pas « la France est visée politiquement ». C'est la densité de CMS.
D'autres pays aussi (DE, IT, ES). Vous n'êtes pas une exception nationale.
Ce que l'attaquant gagne
Du trafic affilié, du cloaking pub, parfois un relais de phishing en plus. L'argent n'est pas votre chiffre d'affaires. D'où l'absence de rançon : ils n'ont pas besoin que vous payiez. Ils ont besoin que Googlebot continue à venir.
D'où le cloaking : si vous voyiez le spam, vous couperiez plus vite. Ils vous laissent la vitrine FR. L'inspection d'URL est donc le geste de preuve, pas un luxe. Sans l'écart HTML (vous vs Googlebot), le dossier reste un débat « chez moi ça va ». Avec l'écart, on chasse le `if (Googlebot)` au lieu d'accuser un concurrent local.
Les sitemaps et `robots.txt` accélèrent. Volume = revenus, jusqu'à ce que l'index se salisse trop et que le domaine perde de la valeur. Ils passent au suivant.
- Autorité du domaine empruntée.
- Cloaking pour durer.
- Volume d'URL, sitemaps.
Cloaking : vous n'êtes pas le client de ces pages
Le client de ces pages, c'est le robot et l'internaute asiatique (parfois). Vous, l'admin FR, êtes exclus. C'est pour ça que « je vais sur mon site, tout va bien » n'infirme rien. titres, cloaking.
Un VPN JP peut vous mettre dans la case « client ». Test utile pour un boss incrédile.
Google considère le cloaking comme une tromperie. En plus du piratage, vous risquez des effets SEO durables. D'où l'urgence de couper, pas de « vivre avec ».
Ce que ça fait à votre marque
Les gens qui tapent votre nom voient des extraits pharmacies. Confiance, appels, Ads. Les partenaires qui font un `site:` avant de signer. Ce n'est pas « que du SEO asiatique loin de nous ».
Parfois SB si un kit s'ajoute. Parfois seulement l'index. Deux préjudices possibles.
La com interne : « nous ne vendons pas ça, le site a été abusé, nettoyage en cours ». Sans tutoriel pour reproduire.
Ce que ça n'est pas (traduction, hreflang, CDN JP)
Cloudflare « Japanese » pop, un plugin Translate, un CDN Tokyo : n'écrivent pas 4 000 URLs pharma. Un hreflang vers un vrai site JP partenaire : vous le sauriez (contrat). En doute, l'inspection HTML casino tranche.
Un stagiaire qui a testé WPML : quelques URL, pas un générateur à la minute.
Google « Discover » / IA qui résume mal : extraits encore ancrés sur VOS titles FR. Ici les titles sont déjà CJK dans `site:`.
Les signes qui reviennent dans les dossiers
`site:` CJK, sitemap monstre, `radio.php`, mu-plugin, cron 3 h, footer liens, admin fantôme. Pas besoin des sept. Deux suffisent à classer.
Les dates : souvent des semaines avant que quelqu'un tape `site:`. Le véhicule roulait.
Les récidives J+3 : backdoor. C'est dans le modèle économique : ils veulent durer.
Se défendre : fermer le véhicule, pas « mieux référencer »
Acheter des articles FR, un netlinking, un « expert Japon » : ça n'arrête pas le PHP. Coupez, 410, porte. Puis seulement le SEO de remise en ordre. pages spam.
Un WAF aide à réduire les re-infections, pas à désindexer. Les extraits `site:` mettent des semaines à redescendre après un générateur mort. Safe Browsing n'entre que s'il y a kit ou redirect dangereuse — alors 24 à 72 h, autre file. Acheter du netlinking FR « pour noyer le japonais » pendant que le PHP tourne : argent mort.
Changer de domaine : cadeau (ils recommencent, vous perdez l'historique).
Après : semaines d'index, pas 48 h
Live propre ≠ extraits propres. Semaines. SB seulement si autre classification, 24-72 h alors. délais.
Vous pouvez déclarer. Comprendre que vous êtes un véhicule, pas une cible métier, évite les fausses pistes. Le reste est technique et déjà décrit.
- Pas un concurrent local.
- Preuve cloaking + coupe écrivain.
- 410 / préfixes, pas du netlinking.
- Mesure `site:` en semaines.