Spam SEO en caractères japonais : reconnaître et nettoyer
Des titres en japonais, coréen ou chinois à la place des vôtres : ce n'est pas un bug de traduction. Un script sert un autre site aux robots, tout en vous laissant voir la version normale.
1. Ce que vous voyez n'est pas ce que Google voit
Vous ouvrez le site : tout paraît normal. Google, lui, reçoit une page de pharmacies, de casinos ou d'articles générés en asiatique. C'est du cloaking : le script reconnaît le robot à l'adresse, au user-agent ou à un paramètre, et change le contenu.
2. Où se cache généralement le cloaking
Fichier à la racine avec un nom anodin, mu-plugin WordPress, ligne ajoutée dans un thème, règle Apache ou Nginx, parfois une option en base. Le plus difficile n'est pas de le voir une fois trouvé : c'est qu'il se reconstitue s'il reste une porte dérobée.
3. Le plan de site a souvent été détourné
Un sitemap XML supplémentaire, ou le sitemap légitime enrichi de milliers d'URL, accélère l'indexation du spam. Retirez-le, soumettez le plan de site réel, et bloquez la régénération automatique du fichier pirate.
4. Nettoyez sans casser le thème
Comparer les fichiers à leur version d'origine évite de tout réinstaller. On retire les insertions, on conserve le thème et les contenus. Réinstaller « pour être sûr » perd les pages récentes et remet parfois l'infection si elle est dans une sauvegarde.
5. Faites recoller l'index
Une fois le cloaking coupé, demandez une réindexation des pages importantes et retirez les préfixes d'URL spam. Les titres dans Google se corrigent au fil des passages du robot, pas en une nuit.
6. Pourquoi ça revient trois jours plus tard
Le spam SEO japonais est presque toujours couplé à une backdoor. Si vous n'avez retiré que le script visible, un autre fichier le réécrit. Le test de réussite, c'est une semaine sans nouvelle URL asiatique dans `site:`.