Le message « site piraté » dans Search Console : le lire vraiment
Le message « site piraté » dans Search Console n'est pas un badge à fermer pour « faire propre ». Google y décrit souvent le type d'injection. Cette phrase oriente la recherche : pages, redirections, mots-clés. La fermer à la main n'enlève ni l'infection ni l'alerte visiteurs.
Google décrit souvent le type d'injection. Cette phrase oriente la recherche (pages, redirections, mots-clés). Ne fermez pas l'alerte à la main pour « faire propre ».
Lire le type d'injection
Search Console distingue souvent : contenu piraté (pages), redirection, injection de mots-clés, parfois un échantillon d'URL. Lisez l'échantillon avant d'ouvrir le FTP. Une URL `/jp/page-12` n'oriente pas comme un `/?utm=` qui redirige le mobile.
Ce libellé n'est pas marketing. « Injection de mots-clés » pousse vers le footer, les `wp_posts`, Yoast / Rank Math réécrits. « Redirection » pousse vers `.htaccess`, `index.php`, JavaScript. « Pages » pousse vers un générateur. Vous gagnez une heure de recherche.
Traduisez le message original si votre interface est en anglais : `hacked content`, `spammy redirects`. Les captures datées vont au constat. Ne les écrasez pas en « résolvant » l'alerte.
Imprimez ou PDF-ez le message le jour où vous le lisez. L'interface GSC se réorganise, les échantillons changent, et le jour où l'assureur demande « qu'est-ce que Google a dit », vous serez content d'avoir autre chose qu'un souvenir. Si le message mentionne un mot-clé (viagra, casino, un terme japonais), ce mot devient votre grep serveur et SQL : un hit dans `mu-plugins` clôt plus de débats qu'un scan.
Ne fermez pas l'alerte pour « faire propre ». Chrome et Ads s'en moquent. Lisez le type (pages, redirect, mots-clés), capturez l'échantillon, puis seulement validez quand plus aucune de ces URL ne répond 200 avec du spam. Un prestataire qui vous dit de fermer l'alerte pour débloquer Ads se trompe de file.
Sécurité, action manuelle, couverture
Le rapport Problèmes de sécurité (Safe Browsing / site piraté) n'est pas l'action manuelle « contenu piraté ». Ce sont deux files, deux boutons de réexamen. Les confondre fait rater la bonne. Action manuelle vs blacklist.
Le rapport Couverture / Pages peut montrer des milliers d'URL « découvertes » sans message de sécurité. Le générateur est déjà dans l'index, l'alerte n'est pas encore là — ou plus. Traitez l'index quand même. Pages pharmacies.
Un message de sécurité sans action manuelle est le cas le plus courant. Inverse aussi. Cochez les trois rapports le même jour, notez l'état. Ça évite le « on a tout levé » alors qu'il reste une action.
- Sécurité : alerte type malware / piratage.
- Actions manuelles : sanction éditoriale.
- Pages : ce qui est indexé, spam compris.
Ne pas marquer comme résolu trop tôt
Le bouton « valider la correction » lance un passage Google. S'il retrouve une URL 200 pirate, le refus est enregistré et le délai suivant s'allonge. C'est la même erreur que le réexamen Safe Browsing le soir du premier scan.
« Fermer » ou ignorer le message pour que le tableau de bord soit vert ne change rien pour Chrome. Vos visiteurs gardent l'écran rouge. Le vert GSC n'est pas un certificat.
Attendez : plus d'échantillon en 200, inspection d'URL propre sur trois adresses du message, test mobile. Puis une seule validation.
Ce que le message ne dit pas
Il ne dit pas la porte d'entrée. Un Contact Form 7 vieux, un File Manager, un voisin de compte : GSC s'en moque. Il photographie le symptôme crawlé.
Il ne dit pas s'il y a une backdoor. Un site « validé corrigé » avec un mu-plugin encore là retombe. Le guide backdoor reste obligatoire après un message hacked.
Il ne dit pas Ads ni Merchant. Ces comptes ont leurs propres emails. Un GSC silencieux et des campagnes suspendues, ça existe. Ads suspendu.
Orienter la chasse fichiers
Prenez une URL de l'échantillon. Si elle n'a pas de fichier : générateur ou rewrite. Si un HTML physique : dossier à 410. Si l'URL est une de vos pages légitimes avec un titre spam : injection dans le contenu ou cloaking.
Grepez le mot-clé du titre Google (même en japonais) sur le serveur et dans la base. Un hit dans `wp-content/mu-plugins/index.php` clôt le débat. Un hit seulement dans `wp_posts` oriente vers une passe contenu.
Les dates : le message GSC a une fenêtre. Les fichiers touchés dans cette fenêtre à la racine et dans `uploads` sont suspects. Un `wp-config.php` modifié le même jour : lisez-le ligne à ligne. wp-config compromis.
Quand l'échantillon pointe vers une de vos vraies URLs avec un titre spam, ouvrez le HTML en inspection avant le FTP. Si le title dans le `<head>` est encore le vôtre mais que Google affiche autre chose, vous avez du cloaking ou un title en base (Yoast) réécrit. Si le `<title>` dans le HTML Googlebot est déjà spam, le fichier ou l'option est là. Ça évite de tout retourner dans `wp-includes` pour rien.
Utilisateurs et sitemaps dans la même session
Tant que vous êtes dans GSC : Paramètres > Utilisateurs. Un compte inconnu explique le sitemap pirate et parfois le message (il a accéléré l'indexation du spam). Révoquez. Utilisateurs inconnus.
Sitemaps : retirez ceux que vous n'avez pas soumis. Resoumettez le plan légitime seulement. Sitemap pirate.
Réexamen : quelle file
Message sécurité + écran Chrome : file Safe Browsing / problèmes de sécurité, après site propre. Action manuelle en plus : second réexamen, dossier rédigé. Pas un seul bouton pour les deux.
Si le message ne parle que de contenu piraté dans l'index, sans alerte navigateur, priorisez 410 et générateur. Un réexamen Safe Browsing « au cas où » est inutile.
Garder le message comme preuve
Capturez le message entier (date, échantillon, type). Assureur, hébergeur, parfois CNIL si checkout. Une fois validé, l'interface s'allège : vous perdez le libellé.
Pour le nettoyage derrière le message, le guide WordPress et déclarer le site.
Joignez ce PDF au constat hébergeur si le compte a été suspendu « malware » : ils veulent une date de début. Le message GSC en donne une, même approximative. Pour le nettoyage derrière, le guide WordPress et la page WordPress piraté restent le protocole.