Google Ads suspendu : le site est souvent en cause, pas l'annonce
Le réviseur Ads visite l'URL d'arrivée. Relancer le compte pendant que le site sert encore un script, c'est enregistrer un second refus. L'ordre tient en une phrase : site propre, Safe Browsing, puis recours Ads avec un constat.
Le réviseur visite l'URL. Relancer le compte avant le nettoyage échoue. Ordre : site propre, Safe Browsing, puis recours Ads avec un constat.
Lire le motif côté destination
Dans le compte Ads, le refus parle souvent de « destination », « logiciel malveillant », « contenu trompeur » ou « site ne fonctionne pas ». Ce n'est pas le H1 de l'annonce. C'est la page que le robot a ouverte. Corriger le titre, le sitelink ou le logo ne change rien si `index.php` redirige encore le user-agent Google.
Ouvrez l'URL exacte de l'annonce — y compris UTM et slash final — en navigation privée et depuis un téléphone. Beaucoup de kits ne se déclenchent pas sur l'IP du bureau. Si vous voyez le site normal, ce n'est pas un feu vert pour le réviseur.
Le motif « politique de destination » après un piratage recouvre trois cas : malware encore servi, page d'erreur 500, ou redirection vers un domaine tiers. Chacun se traite autrement. La page cas publicités Google refusées pose le cadre ; ici on détaille l'ordre qui évite de brûler une revue.
Ce que le réviseur télécharge vraiment
Ads n'utilise pas votre session wp-admin. Il arrive comme un visiteur, parfois via un datacenter, parfois avec un user-agent identifiable. Un cloaking « si mobile alors casino » le voit. Un mu-plugin qui teste `HTTP_USER_AGENT` aussi. Un fichier `wp-content/uploads/cache/load.php.jpg` inclus par `functions.php` aussi.
Search Console, inspection d'URL, test en direct : si Googlebot reçoit un HTML différent, Ads le recevra. Copiez ce HTML. Il sert de pièce jointe au recours : « voici ce qui a été retiré, voici la date ».
Si l'hébergeur a mis une page de suspension, le réviseur voit cette page, pas votre boutique. Demander le rétablissement Ads pendant que le vhost est encore coupé échoue à coup sûr. Traitez d'abord le ticket hébergeur, avec un constat, pas un « rouvrez svp ».
- HTML vu par Googlebot ≠ HTML vu connecté.
- Page de suspension hébergeur = destination non conforme.
- HTTP et HTTPS, www et nu : le réviseur peut frapper l'un des quatre.
Pourquoi le texte d'annonce ne change rien
On nous demande souvent de « reformuler les annonces pour passer la revue ». Si le motif est le site, c'est du théâtre. Le réviseur revisite l'URL. Tant que le shell ou la redirection est là, le compte reste limité, parfois suspendu entièrement.
Créer un second compte Ads « le temps que ça passe » viole les règles et lie souvent les deux comptes. Migrer les campagnes vers un sous-domaine encore sale déplace le refus. La seule variable qui compte est l'état de la destination au moment de la revue.
Vous pouvez, en parallèle du nettoyage, mettre les campagnes en pause — pas les supprimer. Une suppression perd l'historique de qualité. Une pause évite de payer des clics vers une page encore dangereuse.
Safe Browsing et Ads se parlent
Une alerte Chrome non levée suffit souvent à bloquer ou limiter les campagnes. Les deux listes ne sont pas la même équipe, mais elles se regardent. Inverser — recours Ads d'abord, Safe Browsing ensuite — fait perdre une revue : le réviseur retombe sur le drapeau rouge.
Ordre utile : nettoyer, vérifier en privé et sur mobile, déposer le réexamen Safe Browsing si l'alerte existe, attendre le vert (souvent 24–72 h), puis ouvrir le recours Ads. Le détail de cet enchaînement est dans Ads et Safe Browsing ensemble et retrait blacklist.
Un Transparency Report encore rouge alors que vous « ne voyez plus rien » veut dire : une URL du domaine sert encore. Ads n'a pas besoin de la home : une landing `/promo` ou un `?gclid=` suffit.
Préparer le constat, pas le roman
Le recours Ads passe mieux avec trois phrases factuelles : ce qui a été trouvé (fichier, redirection, compte), ce qui a été retiré, la date à laquelle l'URL répond à nouveau un contenu légitime. Joindre le HTML d'inspection « avant » aide quand le spam a déjà disparu au moment où le reviewer humain arrive.
N'écrivez pas « ce n'est pas nous, on est une PME ». Ça n'aide pas le réviseur. N'envoyez pas non plus un PDF de 40 pages. Un constat d'une page, horodaté, avec chemins de fichiers (`wp-content/mu-plugins/hello-cache.php`, `installer.php` oublié, etc.) est le format qu'ils savent lire.
Si un prestataire a nettoyé, demandez ce constat écrit. Un ticket « c'est clean » sans liste de fichiers ne convainc ni Ads ni l'hébergeur.
Le recours, une fois, proprement
Déposez le recours une fois le site stable — pas le soir du premier scan Wordfence. Relancer tous les jours n'accélère pas : ça replace le dossier en bas de file. Le délai, après un site réellement propre et un Safe Browsing vert, se compte souvent en jours ouvrés, pas en heures.
Vérifiez aussi les utilisateurs du compte Ads. Un email inconnu, une alerte de paiement, une carte ajoutée : le même attaquant qui a eu wp-admin a parfois eu la boîte qui sert d'identifiant Google. Révoquez, activez la validation en deux étapes.
Les notifications « destination not working » peuvent rester quelques heures après le correctif (cache Ads). Si 48 h après un site propre le motif n'a pas bougé, alors seulement un second message, avec la date du premier.
Merchant, Local et le même piège
Merchant Center et Local Services regardent aussi l'URL. Un checkout détourné suspend le flux Shopping même si les campagnes Search sont encore « en revue ». Nettoyer la fiche produit dans le titre ne suffit pas : c'est le tunnel qui est lu. Voir Merchant Center et boutique piratée.
La fiche Google Business qui pointe vers le même domaine affiche parfois « site dangereux » au clic. Ne créez pas une seconde fiche « le temps que ça passe ». Un post sur la fiche, le site traité, puis l'attente. Détail : fiche Google Business.
Après la remise en ligne des campagnes
Reprenez le volume progressivement. Un pic le jour de la reprise, pendant que des URL spam finissent de sortir de l'index, peut redéclencher un filtre automatique. Surveillez les landing exactes, pas seulement le domaine.
Si le site est WordPress, fermez l'entrée : extension oubliée, File Manager, `xmlrpc.php` inutile, PHP dans `uploads`. Sinon Ads se re-suspend au prochain dépôt. Le point de départ CMS est WordPress piraté.
Vous pouvez déclarer le dossier pour le nettoyage et le constat. Nous n'avons pas besoin de l'accès Ads à l'inscription ; le prix s'affiche avant.