L'hébergeur a coupé le site et la messagerie du domaine
Quand l'hébergeur coupe le site, il coupe souvent la messagerie du domaine. Si votre seule adresse est contact@votre-domaine.fr, vous ne verrez jamais la réponse du ticket. Indiquez une adresse personnelle dès le premier message. C'est le piège le plus fréquent des suspensions.
Indiquez une adresse personnelle dès le premier ticket. Sinon vous ne verrez jamais la réponse. C'est le piège le plus fréquent des suspensions.
Pourquoi le mail meurt avec le vhost
Sur un mutualisé, mail et site partagent souvent le même compte, parfois le même service. Une suspension « malware » coupe FTP, HTTP, et IMAP. Logique côté hébergeur (un PHP envoyait du spam, une boîte était ouverte). Brutal côté vous : le fil d'abus part dans le vide.
Ce n'est pas une fatalité technique universelle. Infomaniak, LWS, beaucoup d'OVH mutualisés, IONOS : fréquent. Gandi Mail séparé de Simple Hosting : parfois épargné. Infomaniak, LWS, Gandi.
Cadre : compte suspendu, guide.
Le geste de la première ligne du ticket
« Merci de répondre exclusivement à prenom.nom@gmail.com (la messagerie du domaine est coupée avec l'hébergement). Référence d'abus : … Motif lu : … Demande : archive + logs, intervention en cours. » Collez ça avant le roman.
Mettez l'adresse perso aussi dans le profil du compte hébergeur si l'UI le permet (contact technique). Le NIC OVH a un e-mail de compte distinct du domaine — vérifiez qu'il n'EST PAS @votre-domaine.
Sans ça, le support répond « envoyez le constat » à une boîte morte. Vous relancez toutes les heures. Eux croient que vous ignorez. Personne n'a tort sur le fond ; le tuyau est cassé.
Qui est touché : LWS, OVH, Infomaniak, les autres
LWS : classique, d'où cette page trop souvent ouverte après coup. OVH : selon que MX et web sont sur le même hébergement. o2switch : souvent web + mail. Hostinger / IONOS : selon l'offre. PlanetHoster World : mail parfois sur le même World. o2switch, Hostinger, IONOS.
VPS : si Postfix est sur la machine suspendue / null-routée, même effet. Console hébergeur + e-mail perso. VPS.
Alwaysdata : souvent plus granulaire ; vérifiez quand même.
Ne pas bricoler les MX au milieu de l'abus
Basculer les MX vers Google / Proton « pour sauver le mail » casse les preuves (journaux d'envoi), la réception des réponses déjà parties, et parfois le SPF. Faites-le seulement si le métier l'exige (commandes), en documentant l'heure, après avoir ouvert le ticket avec l'adresse perso.
Un changement DNS pendant un compte registrar faible est un second incident. Vérifiez les DNS si le panel domaines est le même. Gandi DNS.
Newsletter : ne lancez pas un « on est de retour » depuis un autre domaine tant que la source de spam n'est pas coupée.
Webmail encore ouvert, site mort
Parfois le HTTP du site est coupé, le webmail non — ou l'inverse. Changez le mot de passe mail s'il était le même que le panel. Revue des forwarders. Un forwarder vers l'attaquant est discret et durable.
Roundcube / Horde compromis : autre porte. Pas le sujet central ici ; tournez les secrets quand même.
Clients qui écrivent à contact@ : message d'absence sur l'adresse perso des commerciaux, pas sur la boîte morte.
Clients, factures, mots de passe « oubliés »
Les « mot de passe oublié » du site partent souvent vers @domaine. Boutique : comptes clients bloqués. Prévenez par un autre canal (boutique physique, réseaux, SMS) si le métier l'exige. Vitrine vs boutique.
Factures hébergeur : elles aussi peuvent tomber dans la boîte morte — risque de double peine (impayé + abus). Vérifiez le mail de facturation du compte.
Association / mairie : listes d'adhérents dans la même messagerie. Asso, mairie, école.
Après réouverture : séparer mail et web
À froid : mail chez un spécialiste, web chez l'hébergeur, secrets distincts. Ce n'est pas obligatoire le jour J. C'est ce qui évite le prochain piège. Changer d'hébergement n'est pas la seule voie : parfois on sépare seulement le MX.
Délivrabilité : si un PHP a spammé, le domaine reste sale après réouverture web. Autre horloge. Réputation IP si l'IP a suivi.
Gardez l'adresse perso sur le ticket jusqu'à la fenêtre 30 jours. Un second abus J+12 doit vous atteindre.
Check-list en 8 lignes
1) Adresse perso dans le ticket et le profil compte. 2) Référence d'abus. 3) Archive demandée. 4) Panel tourné (si encore accessible). 5) Pas de restore de l'archive brute. 6) Pas de MX improvisés. 7) Constat, puis file. 8) Tests visiteurs après ouverture. Tests.
Créer un espace : on correspond avec vous sur un mail qui marche. C'est bête. C'est décisif.
Relancer toutes les heures n'arrive pas l'e-mail dans une boîte coupée. Un second ticket depuis Gmail qui cite le numéro du premier, si. Mettez à jour l'e-mail du compte hébergeur (NIC, profil).
Factures hébergeur : elles aussi peuvent tomber dans la boîte morte. Vérifiez le mail de facturation pour éviter l'impayé + abus.
Séparer mail et web à froid, pas sous l'abus
Le jour J, le geste est l'adresse perso, pas un transfert MX improvisé. À froid, mail chez un spécialiste et web chez l'hébergeur évite le prochain piège. Ce n'est pas obligatoire, c'est de l'architecture. Infomaniak colle souvent les deux ; Gandi les sépare parfois. Choisissez, ne subissez plus.
MX trop tôt : vous perdez journaux d'envoi et réponses déjà parties. Si le métier l'exige (commandes), documentez l'heure et gardez le ticket ouvert sur le Gmail. SPF à revoir plus tard, pas dans la panique. Newsletter de rattrapage : non tant que la source de spam n'est pas coupée.
LWS, OVH mutualisé, o2switch : le piège est banal. VPS avec Postfix local : console + perso. LWS. VPS. Créer un compte : on vous écrit où ça arrive encore. Guide.