Hébergeurs · 10 min · publié le 21 février 2026

Cloudflare devant un site piraté : ce que ça masque, ce que ça cache

Cloudflare devant un site piraté masque l'IP d'origine — parfois à l'attaquant, parfois à vos journaux. Passez en développement pour voir ce que l'origine sert vraiment, videz le cache après nettoyage, relisez Workers et Page Rules. Orange cloud n'est pas un constat de propreté. Ne grisez pas le nuage le soir J : vous exposez l'IP. Mode développement plus purge suffisent presque toujours.

Réponse directe

Les IP réelles, parfois l'attaquant, parfois vos journaux. Passez en développement pour voir l'origine, videz le cache après nettoyage, vérifiez les workers et les pages rules.

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Ce que le proxy masque, ce qu'il cache

Le proxy (nuage orange) termine TLS chez Cloudflare et parle à votre origine. Le public ne voit pas l'IP de l'hébergeur. Utile contre certains scans directs. Inutile contre un FTP déjà ouvert, un voisin de compte, un Worker malveillant. WAF après piratage : le filtre. Ici : le proxy et ses recoins.

Il « cache » aussi vos access.log d'origine : beaucoup d'IP Cloudflare, vrai client dans un header si vous l'avez configuré. Pendant l'incident, ça brouille. Mode développement + lecture des logs Cloudflare (s'ils existent) + logs origine.

Il peut cacher le malware aux visiteurs via le cache, ou le leur resservir après que vous ayez nettoyé l'origine. Les deux arrivent. D'où le mode développement plus une purge globale, pas une URL.

Workers, Redirects, Page Rules, users CF : l'incident sans FTP. Compte CF 2FA après revue. Ne passez pas Under Attack un vendredi boutique. Un réexamen Safe Browsing avec du HTML encore en edge enregistre un refus.

Mode développement : voir l'origine

Development mode (ou bypass cache sur l'URL) : vous voyez ce que PHP sert maintenant. Testez home, une intérieure, checkout, l'URL de phishing. Comparez à la version cachée (navigation privée sans dev).

Ne désactivez pas le proxy (gris) d'un coup « pour simplifier » : vous exposez l'IP, les scans directs reprennent, le DNS met du temps à revenir. Sauf besoin précis (certificat origine, debug dur), restez orange + dev.

Inspection Search Console : Google peut encore voir une version cachée. Purgez, attendez, réinspectez. Tests.

Cache HTML sale : le classique

Purge Everything, pas une URL. Page Rules qui cachent tout le site en HTML : relisez-les. Cache objet côté origine en plus. Cache Redis.

Hostinger, IONOS, plugins : triple cache. Hostinger.

Un réexamen Safe Browsing avec du HTML sale encore en edge = refus. Blacklist.

  • Purge globale.
  • Règles de cache HTML.
  • Test 4G privée après 5 minutes.

Workers, Page Rules, Redirects, Snippets

Un Worker peut réécrire le HTML, rediriger, injecter un JS. Compte Cloudflare forcé = incident sans FTP. Listez Workers, Routes, Redirects, Transform Rules, Custom errors, Snippets. Désactivez ce que vous ne reconnaissez pas, après capture.

C'est le cousin du script tiers, hébergé chez vous côté edge.

Pages (hébergement statique Cloudflare) : autre origine possible, à inventorer si le DNS y pointe encore.

Un Worker légitime de cache mal compris n'est pas un malware. Notez avant d'effacer le métier.

Journaux : IP Cloudflare vs vraie source

Access.log origine remplis d'IP CF : restaurez le vrai client (module hébergeur / headers) pour la suite, pas pour « pister un attaquant » le soir J. Pour dater une entrée, les logs CF (si plan) ou les logs FTP du panel aident plus.

Lire les logs hébergeur. Ticket : demandez FTP logs, pas seulement HTTP.

WAF events CF : bruit de scans, rarement LA backdoor déjà posée.

DNS, SSL, et l'IP réelle exposée trop tôt

Vérifiez les records chez CF comme chez Gandi : un CNAME ou un A gris vers un tiers est un détournement.

Full (strict) vs flexible : un HTTP encore ouvert à l'origine peut servir une vieille version. HTTP ouvert.

Après incident, l'IP d'origine fuitée (historique, e-mail, scan) reste attaquable en direct si le vhost répond. Durcissez l'origine (restriction aux IP CF) à froid, pas en cassant le site le soir J.

WAF déjà là : ne pas tout casser

Ne passez pas Under Attack le vendredi 19 h sur une boutique : vous tuez le checkout. Mode essentiel, dev, purge. Les règles custom illisibles : exportez, puis simplifiez à froid.

Un WAF ne retire pas une backdoor. Firewall vs plugin.

Compte CF : 2FA, users, clés API. Moindre privilège.

Après nettoyage : purge, tests, trente jours

Purge, fin du mode dev, tests visiteurs, inspection GSC. Tests.

Si l'hébergeur a suspendu, le proxy ne rouvre rien. Constat. OVH, guide.

Trente jours : un Worker peut réapparaître si le compte CF n'était pas refermé. Garantie. Créer un compte. Le proxy n'est qu'une couche : origine + edge + DNS.

Ne grisez pas le nuage « pour simplifier » le soir J : vous exposez l'IP et vous cassez le DNS le temps de la propagation. Mode dev + purge suffisent presque toujours.

Compte Cloudflare forcé : l'incident sans FTP

Users CF, clés API, Workers, Redirects, DNS A/CNAME. Si le mot de passe Cloudflare était le même que le panel hébergeur, les deux sont ouverts. 2FA CF après revue des users, nominatif. Moindre privilège. Gandi : vérifiez LiveDNS ET CF, pas l'un des deux.

Un script injecté en edge n'apparaît pas dans Wordfence. Inventaire réseau navigateur + tableau CF. Scripts tiers. Under Attack un vendredi sur une boutique : vous tuez le checkout. Évitez.

Hébergeur suspendu : le proxy ne rouvre rien. Constat origine. Guide. Scan distant encore sale : cache edge, attendez la purge, mode dev, relancez. Un réexamen Safe Browsing avec du HTML encore en edge = refus. Blacklist.

Questions fréquentes

Dois-je retirer Cloudflare le temps du nettoyage ?

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Non en général. Mode développement, purge, lecture Workers. Griser le nuage expose l'IP et complique le DNS.

Cloudflare a « mis le site en quarantaine ». C'est eux ou l'hébergeur ?

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Lisez le bandeau. Une interstitiel CF n'est pas une suspension OVH. Deux files, deux constats possibles. Safe Browsing est une troisième liste.

Un scan distant voit encore le malware, l'origine est propre.

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Cache edge ou cloaking. Purgez, mode dev, retestez. Si le scan tape une URL que le cache a encore, attendez quelques minutes et relancez.

L'hébergeur veut mon IP réelle pour les logs.

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Vous pouvez la donner dans le ticket (elle est dans le panel). Ne la publiez pas. Restreindre l'origine aux IP Cloudflare se fait après, documenté.

Workers est vide. Suis-je quitte ?

+
Vérifiez aussi Redirects, Page Rules, Snippets, Transform, comptes utilisateurs CF. Puis l'origine. Le proxy n'est qu'une couche.
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